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LION SAYS

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LIVE CONCERT

Concert :

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Soundcheck :

BIO FR

Originaire de Rennes, se frottant à la guitare et au chant depuis l’enfance, c’est au lycée dans les années 90 que Lionel Giardina voit se dessiner sans trop s’en rendre compte deux éléments clés de sa trajectoire. La musique bien sûr : les reprises 70s avec des copains pas manchots obligent le guitariste essentiellement autodidacte à se mettre au niveau, lui donnent aussi l’opportunité de s’imposer naturellement comme chanteur. Et puis la langue anglaise, qui – avant de devenir son métier, le conduit à vivre une période fondatrice lor-squ’il habite et travaille pour un moment du côté de Sheffield. DurantDurant la douzaine d’années passées ensuite en région parisienne, il devient à la fois prof (dans le 93), père (de 3 garçons) et musicien : laissant derrière lui le groupe rennais Aside Beside monté à son retour (et un album bien accueilli par la chapelle prog-rock sorti en 2002), il collabore sur scène avec Moonman au milieu des années 2000, puis lance en 2011 le projet rock Two The West, toujours avec son complice et ami d’enfance Fred Woff, ingé son et féru de vieux claviers. L’aventure tourne court, l’un repart à Rennes, l’autre va s’in-staller à Lyon avec femme et enfants. Mais le lien n’est pas rompu, et lorsque Lionel fait écouterécouter à Fred les titres nés à la guitare folk sur le bord de son lit, et enregistrés avec les moyens du bord, il lui dit simplement « continue, je peux t’aider ». Quelques sessions plus tard, le projet Lion Says est né, aboutissant naturellement à la sortie de son premier album New Folk fin 2016, plutôt bien accueilli.De nouvelles rencontres lyonnaises permettent à Lionel de constituer un groupe pour défendre cet album en live, le stimulant pour donner une suite à l’aventure. Ne cessant jamais vraiment longtemps d’écrire, nombre de chansons du 2e album naissent sur cette période de tournée. Devoir inclure des reprises pour ‘muscler’ un set peut-être un peu trop posé, regagner punch, groove et variété de paysages l’incitent naturellement à montrer l’autre côté(« Other Side ») plus rock de Lion Says, à insuffler de la dynamique. Au charme de la simplicité et de la sincérité de “New Folk”(le 1er album) viendront de belle manière s’ajouters’ajouter sur le nouvel opus richesse des cordes ou du lap steel, batterie au son « rond, chaud et singulier », ainsi qu’un gros travail de couleurs et de strates avec les voix : en somme, de quoi embrasser une plus grande palette de nuances et de sentiments.On entend des cloches au début de l’album. Ce sont celles d’un village des Pyrénées où Lionel passait un été auprès d’une amie traversant une période difficile. C’est auprès d’elle et pour elle qu’il a écrit Through The Stormqui part de son histoire : celle d’une femme quittée par le père de ses enfants. Si la chanson se fait proche comme l’ami choqué inspiré par celle qui affronte la tempête, Giardina lui donne la distance qu’il faut, se mettant parfois à la place de celui qui s’est enfui (acteur dans la vie d’où les références à Shakespeare), préférant imaginer sa culpabilité et ses doutes que se poser simplement en juge, cherchant toujours à aller vers quelque chose de plus universel, imaginant en l’es-enpèce une sorte de western appuyé par une belle guitare slide. L’histoire est ordinaire et triste mais on peut en faire quelque chose de beau : voilà ce qui semble souvent guider Lion Says.

Si les inspirations peuvent être sombres, c’est toujours dans un réflexe salvateur : la révolte d’un Somehowécrit après les attentats de Paris et s’adressant à un Dieu « intérieur, intem-porel, qui peut suffire » alors qu’il affirme « religion is the crime », la nécessité de l’oubli pour être parfois heureux malgré le poids du monde et les responsabilités de l’adulte, porté ici par un Gimme A Partyillustrant bien l’envie de dynamique évoquée plus haut. Changing Tunese laisse même aller à la simplicité d’une sorte de surf sur les mots : quoi de mal à simplement se faire du bien avec la musique ? Quitte à opter délibérément pour un anglaisanglais afro-américain sur un Mamasque Giardina qualifie volontiers de « chanson sous la douche », avec ses inspirations un peu gospel et ses percus wilsonniennes. Bien sûr tout n’est pas toujours si simple, si léger. Par exemple, Once Againest une mise en garde pleine de tendresse à un ami qui sombrait dans l’alcool. Il n’y a pas de destin et chacun peut choisir, mais les pièges sont nombreux. A Thousand Likesévoque ainsi la place prise par les réseaux sociaux (si importants pour les artistes) : une dérive à la première personne vers une sorte de schizophrénie, occasion tout de même pour Lionel et ses complices de s’amuser « comme des fous » de son propre aveu, partant d’une base in-strumentale en open tuning vaguement orientale, lumineuse comme un vieux Floyd, se prêtant bien au glissement, aux accidents. En deux parties, sans doute un héritage de sa prêtantpériode prog, tout comme les trois de Sorry Sonet ses inédites incursions en français sous influence Gainsbourg, qui un peu plus tard traduit quant à lui la culpabilité du père, désolé de n’être pas assez là pour ses fils à cause du temps qu’il passe dans sa bulle musi-cale. Non tout n’est pas si simple.Quel monde offrir à ses enfants ? Mad Chandeliersévoque avec pessimisme le sombre destin de la planète, tel un bus en feu dans lequel on continuerait de faire la fête comme si de rien n’était (« Let’s have fun inside / The burning bus »). Avec l’angoisse écologique et l’inquiétude d’un horizon bouché, on a besoin d’être rassuré. « Je fais partie du men-songe, mais aide moi à faire semblant » plaide Part Of The Lie. Là c’est le père qui parle, et lorsque c’est le prof, Lionel Giardina écrit Never Let Goen songeant dit-il à deux ou trois collégiens précis, des gamins de Sarcelles, pas vraiment chez eux en France, pas accueillis nonnon plus lorsqu’ils partent « au bled » : pour eux tout sera plus dur, ils devront se battre et s’accrocher. Il n’y a pas de pays de rêve (« the dream country is a joke »). Et pourtant il y a de l’espoir et de la sérénité au bout de cet album pourvu qu’on arrive, tel le boxeur de Peace At Last, à réconcilier « tous nos plusieurs », le paisible et l’agité, celui qui se résigne et celui qui se révolte, le perdant et le gagnant. Un peu de sérénité malgré la lucidité ? Peut-être est-ce là un des « autres effets secondaires » que cherche à nous procurer Lion Says avec les belles mélodies de son second album…

BIO ENG

Lionel Guardina is the singer songwriter of Lion Says. With classic melodies and sensitive texts, Lio and his musicians compose a subtle and inspired folk rock. Their debut album was warmly welcomed by the French press. We can only hope the same success for their latest, Other Side Effects.

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