Keskizendiz ?

——>>> L’annonce de la collection de Rencontres, Portraits, Entretiens sur le blog d’un fidèle lecteur de Crossroads, abonné de la première heure qui avait même fait le déplacement depuis Pau pour notre désormais mythique Crossroads Night à l’Olympia (si si) : par là

Christophe Goffette – Rock’n’Roll Motherfuckers!

kikekoiça? Chouquettes addict de son état, Christophe Goffette  c’est 32 ans de presse au service du cinéma et de la musique. Au palmarès du ″Goof″ comme on l’appelle, Brazil, Fluide Glacial, Crossroads, Best, Compact, etc, des revues créées ou dirigées de main de maître par un infatigable enthousiaste culturellement intarissable. Aujourd’hui Christophe pose le mot Fin au bas du chapitre de la presse pour se consacrer à la publication d’ouvrages consacrés Au Rock et au 7ème Art. Douze volumes thématiques bourrés de rencontres, de portraits, d’interviews, d’anecdotes. 12 pavés qui à n’en pas douter feront date dans le domaine. Tous les ouvrages sont de format identique, et comportent 348 pages calibrées 18 x 24. Pour palier au gaspi et entretenir une relation privilégiée avec le Lecteur, les éditions sont en tirage limité à 1000 exemplaires, numérotés, signés, éventuellement dédicacés et disponibles uniquement via le site de l’auteur contre la modique somme de 30 euros. Pour le plaisir et pour devenir incollable sur le Blues, l’ Americana, le Rock, le Métal et le Cinéma tout en profitant des frais de port, gratuits en ce moment, c’est par ici que ça se tient en utilisant le formulaire Contact pour passer une éventuelle commande: Never established GoofProd!

Patrick BETAILLE, septembre 2018


 

——>>> Mister Jan Kounen speaking : ici

Jan + Nexus

Si vous aimez le cinéma de genre… Cinéma Nexus. Livre trippant et canon d’itw de reals,, par le créateur de la revue Brazil avec de nombreux inedits! Bravo Christophe Goffette!

 


——>>> Très chouette papier (ci-dessous) pour la parution de « Rock’n’Roll, motherfuckers ! » : bam ! 

Rock’n’roll, bandes d’enfoirés !

Attention: Pavés pour l’histoire, ouvrages de référence, œuvres qui feront date pour quelques milliers d’entre nous…Christophe Goffette est un auteur, scénariste, réalisateur dont le parcours dans les méandres du rock underground est tout sauf anecdotique quoi que foncièrement indépendant. Après avoir démarré le Gonzo ( journalisme s’entend…) à l’age de 15 ans avec des piges dans divers publications de l’époque ( Line-up, Mediators ), il devient rédacteur en chef de feu Best puis éditeur de Crossroads et de Fluide Glacial… Biberoné à la culture Trash et Rock’n’roll, ce serial interviewer est maintenant comptable des plus belles prises de guerre ( réalisées sans trucages et la plupart du temps dans des conditions d’équilibriste ) et fin 2016, il a pris le pari insensé de mettre de l’ordre dans 4 000 pages d’interviews sous la forme de 12 volumes dont 8 seront consacrés à la musique! Peu de photos et aucune en couleur mais du texte, un maximum de textes…Ce corpus dense et précis nous renseigne sur l’envers du décor de ce rock classieux et crasseux en rappelant au passage certaines vérités bien senties: Que les vrais précurseurs originaux finissent quasi toujours fauchés, drogués et/ ou complètement oubliés. Que les usurpateurs foireux sont légions dans ce business ( comme dans d’autres ! ) et dès lors que le rock’n’roll dépasse le stade des clubs, qu’il en devient assez logiquement douteux. Mais que les parcours de combattants de ces artistes maudits sont aussi exemplaires pour leurs authenticités, obstinations forcenées et véritables résiliences…D’ailleurs, je pense que ce Goof-là est un des leurs ! Comme il a commencé à traquer très tôt, il est en mesure de proposer aujourd’hui des anthologies sous forme de plongées enivrantes dans les tranchées du rock authentique des 30 dernières années. Mais pour un Iggy Pop, combien de Blackfire, Cherry Bombz ou The Del- Lords oubliés ? Qui savait que Tony James et Rat Scabies ont fait partie de la toute première mouture des Lords of The New Church ? Était-ce le très jeune age de ce frondeur interviewer qui poussait les artistes à de telles confidences ? Son style franc et honnête de jeune homme pressé/ toujours passionné qui emportait l’adhésion d’une faune nocturne prompt à se mettre à nue ? Toujours est-il que chemin faisant, Goofman parvient toujours à saisir leurs vérités à des années lumières des figures imposées par le rédactionnel/ promotionnel. Morceaux choisis…Poétique: Je veux être le gourou de tous les poivrots de France- Lemmy; Honnête: Je prend juste mon pied à balancer des riffs bien cinglants et crades, c’est basique le rock’n’roll- Andy Mc Coy; Conservateur : Notre but, c’était de revenir à une musique très rock’n’roll et balayer toutes ces saloperies qu’on entendait à la radio- Joey Ramone; Vindicatif : Quand les punks ont débarqué, ils ont botté le cul à tous ces emmerdeurs à cheveux longs avec leur prog-rock à la con- Brian Setzer; Touchant: Les gens ont une fascination maladives pour les camés, ils y voient quelque chose de romantique mais préfèrent au final garder leurs distances- Johnny Thunders. Sans filtre: On se fout d’avoir un hit avec Cheap Trick en radio aujourd’hui…Produire une bouse et cartonner, on saurait faire mais on n’a pas fait tout ce chemin pour nous saborder pour quelques dollars de plus- Tom Petersson; Cinglant: Je déteste tous ces mecs de la scène alternative, ça cause bien dans le micro, ça a la barbe bien taillée et le cheveu joliment lustré mais dès qu’il s’agit de balancer une chanson et de transpirer, y’a plus personne- Eddie Spaghetti/ The Supersuckers; Le rock’n’roll reste mon emblème et vide tes tripes sur la table, ma devise- Iggy Pop. On jubile aussi en découvrant les circonstances accidentelles qui font les grandes interviews, ces moments où l’auteur en dit plus sur lui-même et sa vie que sur ses sujets: Un dîner avec les Cramps chez Bofinger qui tourne évidemment au fiasco puis le blind-test cinéma au saut du lit, Lemmy à l’hotel Normandie de la Place Clichy, Stiv Bators cueillit dans un bar du XXème quelques semaines avant sa mort et un subterfuge mortel pour imposer ses goûts à un rédact’ chef grand, frisé et obsédé par le hard FM…Venez donc sans plus tarder découvrir le monde souterrain de ses artistes déchus qui ont souvent payé un cher tribu pour leurs libertés mais dont il est important de garder une trace, ce que Christophe Goffette vient de réussir en bon passeur rock’n’roll qu’il est ! 1000 exemplaires de chaque volume sont disponibles du producteur au consommateur à goofprod.com…Et il n’y en aura pas pour tout le monde !

 


01Q-GV-800 La Gazette n°2192 (14 mars 2018) : 

21-GV-140318


Cri_Couv  Cri du Coyote n°152 (printemps 2017) : 

Cri_Chronique

 


 

BLUESALIVE76-30cover  Blues Alive 76 n°30 (mars 2017) : 

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Un article signé Thomas Gouritin dans Medium (et repris ci-après).

Blues, country… Folks ! Un bouquin indispensable pour les amateurs de musique

Thomas Gouritin
Dec 26, 2016 · 4 min read

Pour finir l’année je me suis octroyé un peu de repos. Enfin, les fêtes de Noël, d’autant plus avec un petit mec de 3 ans au demeurant adorable, on fait mieux comme jours de repos. Mais plutôt que de se morfondre en siestes houblonnées, j’en ai profité pour prendre le temps de lire. Un vrai livre avec des pages, un truc tangible quoi, avec du coffre. Loin d’un écran de smartphone ou d’ordinateur comme trop souvent tout le reste de l’année.

Alors que j’avais jeté mon dévolu sur le classique transhumaniste de Laurent Alexandre (La Mort de la Mort, les avancées de la technomédecine, tout ça) pour égayer ma valise, une lecture bien moins sérieuse (quoique, il y a débat) a vite pris le dessus.

Retour aux sources. Aux artistes qui ont bercé ma “jeunesse” musicale et qui m’ont amené vers le rock, le hard rock, le jazz, et tout le reste. Ces légendes du blues (et ses musiques “cousines”) qui paraissent tellement inaccessibles et qui prennent vie sous la plume de Christophe Goffette dans cette compilation d’entretiens tout bonnement jouissive.

Si vous aimez la musique vraie avec des guitares dedans il y a de grandes chances que vous ayez déjà lu du Goffette. Le “Goof”, comme il dit, traîne en effet sa plume depuis de nombreuses années dans tout ce que la presse a pu avoir de magazines de qualité. Sans concessions, avec une plume toujours sévère mais juste égrenant ses marronniers et ses fulgurances, Christophe Goffette a notamment créé et dirigé Crossroads pendant les 10 ans du magazine.

Encyclopédie vivante lorsque l’on parle de musique, de cinéma ou de BD (et surement de plein d’autres sujets de la chose culturelle populaire et artistique), le monsieur a été amené à rencontrer les plus grands de ce monde qui nous fait tant rêver. La conjoncture pas forcément favorable fait que c’était le bon moment pour lui de compiler ces entretiens (dont beaucoup jamais publiés) dans une collection monstre de 12 volumes, un bon moyen de “monétiser” un peu tous ces trésors.

Il faut dire que le Goof bien fait les choses avec ce volume 1 qui aurait pu ressembler à une vague suite d’interviews sans réel intérêt. Mais c’est mal connaître l’animal. Produit avec le soutien de proches collaborateurs “historiques” (avec notamment les illustrations de Lilyan), vendu en direct, ce “Blues, country… folks !” est une belle histoire avant même de tourner la première page.

Autant le dire tout de suite, ce métier de journaliste rock c’était un peu un rêve pour beaucoup de mélomanes de mon genre portés sur la plume puis le clavier. Pas pour chroniquer à la chaîne des trucs insipides envoyés par des maisons de disque en mp3. Mais plutôt pour vivre l’époque où Christophe nous plonge. En gros dans les années 90 et 2000 avant que tout soit vampirisé par le Web. Avec des vraies rencontres et des moments rares avec des mythes comme BB King à l’arrière de sa limousine ou Tom Waits dans le fin fond la Californie.

Si le but était de nous emmener avec lui au plus près de toutes ces légendes, le pari est réussi haut la main. Le format est très simple : une introduction pour replacer le contexte de l’interview dans la carrière de l’artiste et dans la vie de notre dévoué scribouillard, quelques pages d’interview inédites, et un petit mot de la fin pour ouvrir sur la suite de leur relation ou de la carrière de l’un ou de l’autre. Résultat : on apprend des tas de choses sur nos idoles et on s’accroche en même temps au personnage du Goof.

Reflets d’une époque où le journaliste allait plus loin que la promo bête et méchante pour creuser beaucoup plus loin dans l’essence même de ces artistes aux destins hors du commun, ces entretiens visent juste et sont tous aussi passionnants les uns que les autres. Même pour certains artistes qui me touchent à priori un peu moins que les autres.

On y retrouve et sa joie de vivre communicative déjà largement aperçue sur scène et qui prend ici une autre dimension. Encore plus proche de l’Homme que du personnage qu’il est avec une guitare entre les mains.

On y croise un finalement très proche de ce workshop incroyable vécu à Montreux en 2005 et que je n’oublierai pas de si tôt, où il raconte l’essence même du blues et de son parcours.

On y (re)découvre l’histoire incroyable d’, découvert un peu par hasard au Festival Autour du Blues de Binic il y a déjà 10 ans.

La liste est encore longue tant ce premier opus est riche en histoires, en anecdotes et en bons mots. On est très loin de la simple compilation de papiers déjà publiés ici ou là à travers les années (80% du contenu est inédit). Ce beau bouquin est bel est bien un recueil solide, avec un sacré supplément d’âme.

Merci m’sieur Goffette, et vivement les prochains volumes…